Villanueva de Algaidas un village proche de Malaga s’est rempli de plus de 400 drapeaux arc-en-ciel en ce mois des fiertés.

A l’occasion des célébrations, et, pour marquer son soutien à la communauté LGBTQIA+, un drapeau a été suspendu sur la façade de l’hôtel de ville.
Un choix qui n’a pas plu à quelques voisins lgbtqphobe qui ont demandé le « retrait immédiat » du drapeau. Trois personnes se seraient rendus à la Guardia civil, pour se plaindre et une lettre a été envoyée par un conseiller de l’opposition, David Granados en s’appuyant sur un décret stipulant qu’aucun symbole ne devait être affiché sur le bâtiment sans l’accord préalable des portes paroles du conseil municipal.
Le maire, José Antonio Cívico a choisi de retirer le drapeau afin d’« éviter toutes polémiques » bien que celui-ci soit installé chaque année depuis 2018.
Après l’annonce du décrochage sur les réseaux sociaux, des voisins et voisines se sont mobilisées pour montrer leur mécontentement. « J’ai pris ma voiture et j’y suis allé pour distribuer plus de 300 drapeaux que je gardais chez moi. Des voisins n’arrêtaient pas de m’appeler pour que je leur en apporte. Tout le village s’est insurgé, je ne m’attendais pas à une telle mobilisation » explique Antonio Carlos Alcántara originaire du village mais résidant à plus de 80 kilomètres, au journal diariosur.
« Ce fut une réponse massive, nous ne nous attendions pas à une telle réaction. Maintenant la ville est remplie de couleurs, de respect et de tolérance. Même si c’est la loi, ce drapeau n’a fait de mal à personne » explique Rubén Conde, un autre habitant ayant distribué des drapeaux.
David Granados a, par la suite, assuré qu’il appuyait l’installation de drapeaux sur les maisons : « il me semble naturel que chacun affiche le drapeau qu’il souhaite, mais sur les bâtiments municipaux il faut garantir la neutralité ».
José Cabrera maire de la localité durant 16 ans s’est quant à lui montré en faveur du drapeau : « si j’étais maire, je ne l’aurai pas retiré sauf sous ordre d’un juge. Je pense que c’est une question de faiblesse politique ou une sorte de victimisation de créer un tel discours politique. »
Cette guerre des drapeaux fait suite à un autre débat en Espagne concernant les camionnettes de la poste habillées aux couleurs LGBTQIA+. De nombreux internautes se plaignent du coût de cette action alors que celle-ci a été financée par la vente de timbres arborant eux même le drapeaux arc-en-ciel.
Sources
20minutos : Cuelgan 400 banderas gais en un pueblo malagueño al quitarla el ayuntamiento