Les Filles d’Enheduanna, le roman solidaire de Solenne Hernandez

L’autrice Solenne Hernandez nous partage l’histoire de son nouveau roman : Les Filles d’Enheduanna, dont elle a décidé de reverser tous les bénéfices à la Maison des Femmes.

Tout est parti d’un concours d’écriture auquel l’autrice Solenne Hernandez a participé pendant le premier confinement et dont le thème était : « L’avenir appartient à la jeunesse ». Solenne a ainsi écrit l’histoire de Nour, une adolescente de seize ans qui découvre être de la lignée d’Enheduanna. « Quand j’ai découvert que le plus ancien écrivain connu était en fait une femme, Enheduanna, j’ai su que ce serait le point de départ de mon histoire », me raconte Solenne. Il faut dire que l’écriture, c’est la passion de cette jeune femme de 31 ans depuis toujours. Si elle travaille actuellement dans la communication et le marketing, elle avoue volontiers que devenir autrice est un rêve « absolument pas secret ». 

Un roman pour aider La Maison des Femmes

En 2015, Solenne Hernandez auto-édite son premier roman, le tome 1 de La Rumeur (aujourd’hui édité chez Rebelle Editions) et trouve sa place au sein d’une communauté « super bienveillante ». Elle m’explique : « Avant de me lancer dans l’auto-édition, je pensais qu’il fallait nécessairement trouver une maison d’édition pour pouvoir trouver un lectorat. » Rassurée sur ce point, c’est donc tout naturellement qu’elle a décidé de se tourner à nouveau vers l’auto-édition pour faire vivre Nour malgré tout. 
Dans cette période particulière de pandémie mondiale et de crise sociale, Solenne reconnait faire partie de ces personnes qui cherchent « à donner du sens » à ce qu’ils font au quotidien. Elle décide donc que Les Filles d’Enheduanna sera un roman solidaire ! « Je suis La Maison des Femmes depuis plusieurs années. C’est une structure qui soigne et accompagne, depuis juillet 2016, les femmes en difficulté ou victimes de violences en leur proposant un parcours complet de soins, ainsi qu’un accompagnement social et juridique. » Solenne a choisi de reverser tous les bénéfices générés par son roman à cette association, « c’est ma façon de contribuer » déclare l’autrice.

« J’ai voulu écrire une histoire de femmes, dans toute leur puissance, leur humanité et leur magie »

Dans Les Filles d’Enheduanna, le bruit rassurant qui s’oppose au silence angoissant est un thème récurrent. Quand je demande à Solenne ce qu’il représente pour elle, ce silence, elle m’avoue : « Je ne suis pas certaine de le connaître vraiment parce qu’il y a toujours tout un tas de pensées qui s’emmêlent dans ma tête et ça me va très bien ! » Ce qui n’est pas le cas de l’héroïne du roman, Nour, très angoissée par le silence qui l’habite perpétuellement. « Nour représente la jeunesse et je ne peux qu’imaginer l’angoisse que ça doit être d’être confrontée à un silence particulier. » Ce silence particulier dont parle Solenne, c’est celui des générations précédentes quant au monde d’après, « celui de l’avenir du monde lui-même ».  
Et l’avenir pour l’autrice, pas de doute, il sera féminin, un féminin plurielle. Son héroïne est entourée, guidée et protégée par des femmes de diverses générations. « Je voulais un roman dont l’héroïne soit une femme, guidée par d’autres femmes. » C’est ainsi que Solenne conçoit la sonorité : « Faire partie d’un tout, tout en pouvant rester soi-même. »

Pour l’héroïne du roman, une chose est sûre : « C’est moi qui décide de me battre, de laisser couler, de m’énerver, de me taire, de m’engager, de faire basculer »

Si Solenne Hernandez n’est « pas certaine » qu’on ait toujours le choix dans la vie, il lui semble « qu’on a la main sur ce que l’on ressent, sur la façon dont on décide de réagir face aux évènements. » C’est ce que Nour, farouchement opposée à l’idée de destinée toute tracée, apprend, teste et questionne tout au long de son aventure. « Je pense que la morale, s’il y en a une, est de dire que nous avons chacun.e un rôle à jouer. Et surtout que si l’on veut changer l’avenir, c’est maintenant qu’il faut agir », conclut Solenne. 

Paru en décembre 2020, vous pouvez vous procurez Les Filles d’Enheduanna et faire, du même coup, un don à La Maison des Femmes : 

  • sur le site Decitre en format poche (10,50 €) ou en e-book (5,99 €)
  • sur le site de la Fnac en e-book (5,99 €)
  • sur Amazon en format poche (10,50 €) ou format Kindle (5,99 €)
  • sur commande dans de nombreuses librairies indépendantes à travers la France (10,50 €). Pour trouver la libraire partenaire la plus proche de chez vous, c’est par ici.
Clotilde Boudet

Tu vois la meuf qui parle de cul hyper fort en terrasse en mettant parfois ses voisins méga mal à l'aise ? C'est moi. Je m'appelle Clotilde, j'ai 27 ans, je suis parisienne et journaliste spécialisée dans le lifestyle (le style de la life quoi).

A 17 ans je pensais être une rebelle et finalement, je suis devenue un vrai cliché : j'aime plus Paris, je jardine, cuisine, médite, voyage. J'aime mon chat (sauf à 5h du mat, les proprio de félins savent...). Mais SURTOUT, j'aime écrire et débattre et croire qu'avec pas grand chose, chacun à son échelle, on peut changer le monde.

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